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Portée par les revenus des sites d’écoute en ligne, l’industrie musicale américaine enregistre une croissance de 12 % sur un an. Le streaming représente 75 % du marché américain. Et compte désormais 50 millions d’abonnés payants.

Tiré par ses locomotives Spotify, Apple Music, Tidal ou encore Amazon, le streaming poursuit son irrésistible ascension aux Etats-Unis. Selon les dernières données de la Recording Industry Association of America (RIAA) portant sur l’industrie musicale américaine, les revenus tirés des plateformes en ligne ont bondi de 30 % entre 2017 et 2018.

Une très forte hausse, qui contribue largement à la bonne santé de l’industrie musicale américaine. Selon la RIAA, le marché de la musique aux Etats-Unis enregistre ainsi une troisième année consécutive de croissance à deux chiffres (12 %), atteignant 9,8 milliards de dollars.

Avec 7,4 milliards de dollars générés sur l’année passée, le streaming représente désormais 75 % des revenus de l’industrie musicale américaine, devant les ventes physiques (12 %) et les téléchargements digitaux (11 %), tous deux en net recul. A titre de comparaison, la part du streaming n’était que de 65 % en 2017 et seulement 52 % en 2016. En 2011, il pesait moins de 10 % des ventes .

50 millions d’abonnés streaming

Longtemps concurrencé par le modèle du streaming gratuit financé par la publicité (Youtube, ou Spotify en version gratuite), l’abonnement s’impose comme la norme. Les revenus liés aux souscriptions payantes sont en augmentation de 32 % sur un an. Quelque 50 millions d’Américains sont désormais abonnés à un site de streaming.

L’écoute en ligne entérine cependant la plongée du marché du disque. Sur un an, les revenus tirés des produits physiques sont en recul de 23 %, à 1,15 milliard de dollars. Le CD est en recul de près de 40 % sur un an en volume, et de 33 % en valeur. Pour la première fois depuis 1986, ses revenus ne dépassent pas le milliard de dollars.

Dans ce marasme, les LP (vinyles) et les EP (mini-albums) font, eux, mieux que résister, avec une hausse de 7,2 % en volume. Ce n’est pas le cas des téléchargements digitaux payants, qui reculent – pour la sixième année consécutive – de près de 26 %.

Lucas Mediavilla
SOURCE: https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0600816259038-la-vague-du-streaming-musical-deferle-toujours-aux-etats-unis-2248884.php