Kanada - Kanaékan émisi GHG di Kanada

Au lieu de diminuer, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté au Canada entre 2016 et 2017, révèle un nouveau bilan officiel du gouvernement fédéral déposé aux Nations unies. Les émissions du Québec ont elles aussi connu une hausse au cours de la même période. Et tant le Québec que le Canada sont toujours très loin de l’atteinte de leurs objectifs en matière de lutte contre les changements climatiques.

Alors que le gouvernement Trudeau répète qu’il parviendra à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et à respecter ses engagements en vertu de l’Accord de Paris sur le climat, on constate que les GES ont plutôt connu un léger rebond en 2017, selon ce qui se dégage des documents produits par le fédéral pour se conformer à ses engagements au sein de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

Le plus récent rapport, déposé lundi, démontre ainsi qu’entre 2016 et 2017, les émissions ont augmenté de huit millions de tonnes, passant de 708 à 716 millions de tonnes. Selon ce que fait valoir Environnement Canada dans le document, cette hausse est due à de « multiples facteurs », dont une reprise dans le secteur des sables bitumineux, après les feux de la région de Fort McMurray.

Globalement, les émissions canadiennes avaient reculé de 2 % par rapport à 2005, en date de 2017. L’objectif du gouvernement de Justin Trudeau (le même que celui du précédent gouvernement conservateur de Stephen Harper) est une réduction de 30 % d’ici 2030, par rapport à 2005.

Le Rapport de 2018 sur les projections des émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre du Canada, publié en décembre par la ministre de l’Environnement, Catherine McKenna, démontrait d’ailleurs que le pays n’est pas en voie d’atteindre cette cible, si la tendance se maintient.

Les émissions de GES devraient en effet atteindre un total de 592 millions de tonnes en 2030, soit un recul de 223 millions de tonnes par rapport aux 815 millions de tonnes émises avant l’adoption du plan libéral de réduction des émissions de GES, en 2016. Or, la cible fixée pour 2030 est de 513 millions de tonnes.

Secteur pétrolier et gazier

Le document déposé lundi par Ottawa indique par ailleurs que la croissance des émissions est continue dans le secteur pétrolier et gazier. Entre 2005 et 2017, les émissions globales sont passées de 158 à 195 millions de tonnes, dont une hausse de 63 millions de tonnes à 106 millions de tonnes pour le seul secteur de l’« extraction ».

À titre d’exemple, la croissance de la production des sables bitumineux a atteint 158 % depuis 2005, ce qui a conduit à une hausse des GES liés au carburant nécessaire pour extraire ce pétrole.

Le secteur pétrolier et gazier, qui prévoit une croissance de la production au cours des prochaines années, comptait en 2017 pour 27 % de toutes les émissions du Canada, devant le transport, qui se situait à 24 % (174 millions de tonnes). Ce dernier a lui aussi connu une hausse des émissions depuis 2005.

Québec en hausse

Le nouveau rapport fédéral confirme en outre que le Québec est toujours loin de l’atteinte de ses objectifs de réduction d’émissions de GES. Entre 1990 et 2017, le recul a atteint 9,8 %, alors que l’objectif est une baisse de 20 % d’ici 2020, toujours par rapport à 1990.

Les données d’Environnement Canada indiquent même une très légère hausse des émissions entre 2016 et 2017, période au cours de laquelle les GES sont passés de 77,7 à 78 millions de tonnes.

Les émissions du Québec sont toutefois loin derrière celles de provinces comme l’Alberta, où elles ont connu une augmentation de 18 % depuis 2005, passant de 231 millions de tonnes à 273 millions de tonnes.

Le Canada représentait, en 2014, environ 1,6 % des émissions mondiales de GES, selon les données du fédéral. Mais les Canadiens sont parmi les plus gros émetteurs, à 19,5 tonnes par habitant.

===> artikel Beuki dieu Kanada <===

Artikel ieu mimiti mecenghul di https://www.ledevoir.com/societe/environnement/552296/hausse-des-emissions-de-ges-au-canada